En 2026, les budgets consacrés au développement durable font l'objet d'un examen plus minutieux. Pour les entreprises américaines, cela ne signifie pas que le développement durable a perdu de son importance. Cela signifie simplement que les dirigeants souhaitent des priorités plus claires, des données plus solides et des preuves plus tangibles que les actions en faveur du développement durable contribuent à la performance de l'entreprise.
Pourquoi les budgets consacrés au développement durable évoluent-ils ?
Les derniers signaux du marché sont mitigés. De nombreuses grandes entreprises continuent d'investir dans le développement durable. Cependant, d'autres réduisent désormais leurs ressources ou réorientent leurs financements vers un nombre plus restreint de priorités.
Le Rapport Trellis sur l'état du secteur du développement durable à l'horizon 2026 Ce rapport fournit des informations contextuelles utiles. Trellis a constaté que 46% d'entreprises ont augmenté leurs effectifs et leurs budgets consacrés au développement durable au cours des deux dernières années, tandis que 25% les ont réduits. L'enquête a porté sur plus de 500 professionnels qualifiés du développement durable travaillant dans des entreprises dont le chiffre d'affaires s'élève à au moins $1 milliard.
Il ne s'agit pas d'un recul total, mais d'un retour à la réalité. Les entreprises doivent toujours gérer les risques climatiques, les demandes des fournisseurs, les attentes des clients, la préparation des rapports et leurs objectifs internes. Cependant, les dirigeants posent désormais des questions plus pointues avant d'approuver de nouvelles dépenses.
- Quelle mesure permet de réduire les risques ?
- À quelles données les dirigeants peuvent-ils se fier ?
- Quels sont les projets qui favorisent l'efficacité ou la résilience ?
- Quelles sont les initiatives qui aident l'entreprise à rester compétitive ?
Ces questions font que les budgets consacrés au développement durable sont plus que jamais liés aux performances de l'entreprise.
L'écart en matière d'exécution ne cesse de se creuser
L'examen minutieux du budget met souvent en évidence les faiblesses des systèmes. Une entreprise peut avoir des objectifs ambitieux en matière de développement durable, mais ses données peuvent être dispersées entre des tableurs, des portails d'approvisionnement, des factures de services publics et des e-mails de fournisseurs. Le service financier peut remettre en question les chiffres. Le service juridique peut examiner de plus près les déclarations publiques. Le service des achats peut ne pas savoir quels fournisseurs doivent être prioritaires.
Morgan Stanley’s Signaux de développement durable : les entreprises en 2026 ajoute une nouvelle dimension. Le rapport de mai 2026 s'appuie sur une enquête menée auprès de 300 décideurs en matière de développement durable au sein d'entreprises du monde entier. Il révèle que plus de 90% continuent de faire progresser leurs stratégies de développement durable. Cependant, 47% estiment désormais qu'il y a matière à amélioration au niveau de la mise en œuvre.
Cette constatation revêt une importance particulière pour les professionnels américains. De nombreuses entreprises n'ont pas besoin de nouveaux slogans. Elles ont besoin de personnes capables de traduire les objectifs en actions concrètes.
Prenons l'exemple d'un fabricant américain dont l'équipe chargée du développement durable est moins importante que l'année dernière. Cette équipe continue de recevoir des questionnaires de la part des clients. Elle a toujours besoin des données énergétiques des sites. Elle a toujours besoin des informations fournies par les fournisseurs. Elle doit également informer la direction des risques et des progrès réalisés. Disposant de moins de ressources, l'équipe ne peut pas traiter toutes les tâches avec la même urgence.
Il lui faut plutôt une cartographie claire des priorités.
Une carte des priorités en 4 étapes
Lorsque les budgets consacrés au développement durable sont réduits, les entreprises devraient se concentrer sur les actions qui préservent leur crédibilité et étayent leurs décisions.
1. Protéger les données
La qualité des données est primordiale. Les entreprises doivent identifier les principaux responsables des données au sein des services financiers, opérationnels, des achats et des installations. Elles doivent ensuite déterminer qui collecte, vérifie, valide et stocke chaque donnée.
Cette étape permet d'améliorer la préparation des rapports. Elle aide également les équipes à réagir plus rapidement lorsque les clients, les auditeurs ou les dirigeants demandent des justificatifs.
2. Se concentrer sur les risques significatifs
Les équipes « lean » ne peuvent pas suivre toutes les tendances. Elles doivent identifier les risques liés au développement durable qui revêtent le plus d'importance pour l'entreprise. Il peut s'agir notamment des coûts énergétiques, de l'exposition aux phénomènes météorologiques extrêmes, de la fiabilité des fournisseurs, des exigences relatives aux produits, des attentes des clients ou des réglementations nationales.
Cela permet aux dirigeants de comprendre pourquoi les budgets consacrés au développement durable contribuent à la gestion des risques, et pas seulement à la protection de la réputation.
3. Développer des compétences transversales
Les initiatives en matière de développement durable concernent désormais de nombreux services. Le service financier doit maîtriser les contrôles relatifs aux données. Le service des achats doit impliquer les fournisseurs. Le service opérationnel doit améliorer son efficacité. Le service juridique doit examiner les réclamations. Le service de communication doit veiller à la précision de ses messages.
Il ne suffit pas de former une seule personne. Les entreprises ont besoin d'une vision commune à tous les niveaux de l'organisation.
4. Relier les projets à la valeur ajoutée pour l'entreprise
Chaque projet doit répondre à une question stratégique. Permettra-t-il de réduire les coûts ? D'améliorer la résilience ? De favoriser la fidélisation de la clientèle ? De renforcer la capacité à établir des rapports ? De réduire l'exposition aux risques liés aux fournisseurs ? D'améliorer la prise de décision en interne ?
Cette approche aide les équipes à justifier leurs budgets consacrés au développement durable à l'aide de données concrètes.
Liste de contrôle pour la défense du budget
Avant de demander une autorisation, les équipes chargées du développement durable peuvent utiliser une liste de contrôle simple :
- Ce projet porte-t-il sur un risque commercial significatif ?
- Peut-on identifier le propriétaire des données ?
- Le service financier est-il en mesure de comprendre le coût et la valeur ?
- Le service des achats ou celui des opérations peut-il donner suite à cette recommandation ?
- La direction dispose-t-elle d'un calendrier précis ?
- Peut-on mesurer les progrès réalisés dans un délai de 6 à 12 mois ?
Cette liste de contrôle aide les équipes à passer d'une ambition générale à une mise en œuvre concrète. Elle facilite également les discussions sur le développement durable lors des réunions budgétaires.
Les compétences comptent plus que la taille de l'équipe
Une grande équipe dotée de systèmes peu performants peut faire perdre du temps. Une équipe plus petite, mais dotée de solides compétences, est capable de prendre de meilleures décisions. C'est pourquoi la formation pratique prend tout son sens lorsque les ressources semblent limitées.
Les professionnels américains du développement durable doivent désormais posséder un éventail de compétences plus large. Ils doivent maîtriser les données, la préparation des rapports, l'engagement des fournisseurs, la hiérarchisation des risques, la stratégie et la communication interne. Ils doivent également parler le langage de la finance et des opérations.
Les cadres de référence reconnus peuvent être utiles. Par exemple, le Protocole des GES offre aux entreprises une méthode largement utilisée pour la comptabilisation des gaz à effet de serre. Le Normes de l'ISSB aider les entreprises à comprendre les informations relatives au développement durable destinées aux investisseurs. Les pratiques en matière de risques climatiques s'appuient également sur l'héritage de la gouvernance, de la stratégie, de la gestion des risques et des indicateurs inspirés des recommandations du TCFD.
Ces cadres sont importants car ils apportent une structure. Cependant, les professionnels doivent tout de même faire preuve de discernement. Ils doivent savoir quels outils conviennent à leur entreprise, quelles lacunes en matière de données sont les plus importantes et quelles actions méritent d'être prioritaires dans l'allocation du budget.
Le rôle de la formation
Cet article est un contenu pédagogique proposé par le CSE et présente une formation adaptée aux professionnels qui souhaitent renforcer leurs compétences en matière de mise en œuvre.
Le Programme du praticien certifié en développement durable, édition avancée est destiné aux professionnels américains qui ont besoin d'outils concrets pour élaborer une stratégie de développement durable, se préparer à l'établissement de rapports, impliquer les parties prenantes et mettre en œuvre cette stratégie. Le programme comprend des sessions en direct, des modules de formation guidés, des exercices pratiques et une analyse du contexte commercial actuel, à l'intention des professionnels travaillant dans différents services.
CSE propose des services de formation et de conseil en matière de développement durable depuis plus de 20 ans. Ses prochains programmes de formation certifiés Cette page indique que les programmes du CSE bénéficient de la confiance de plus de 10 000 praticiens certifiés en développement durable issus de plus de 90 pays.
Pour les équipes disposant de ressources limitées, une formation structurée peut permettre d'éviter la dispersion des efforts. Elle peut également aider les professionnels à mieux définir leurs priorités, à communiquer avec la direction et à mettre en place des systèmes internes plus solides.
Le principe est simple : la formation ne doit pas être dissociée de l'activité de l'entreprise. Elle doit aider les équipes à prendre de meilleures décisions au sein même de l'entreprise.
FAQ
Les budgets consacrés au développement durable sont-ils en baisse ?
C'est le cas de certaines d'entre elles. Selon Trellis, 25% d'entreprises ont réduit leurs effectifs et leurs budgets consacrés au développement durable au cours des deux dernières années. Cependant, 46% les ont augmentés, ce qui montre que le marché fait à la fois preuve d'un investissement continu et d'une vigilance accrue.
Pourquoi les budgets consacrés au développement durable sont-ils si importants aujourd'hui ?
Les budgets consacrés au développement durable ont une incidence sur les effectifs, les systèmes de données, la collaboration avec les fournisseurs, la préparation des rapports, la gestion des risques et la formation interne. Lorsque les budgets évoluent, les équipes doivent redéfinir leurs priorités avec plus de précision.
Quelles sont les compétences qui aident les équipes à gérer des budgets réduits ?
Parmi les compétences les plus urgentes figurent la gestion des données, la collaboration avec les fournisseurs, la hiérarchisation des risques, l'élaboration d'analyses de rentabilité, la préparation des rapports et la communication interfonctionnelle.
Le nouveau débat sur le budget
Les budgets consacrés au développement durable continueront de faire l'objet de remises en question en 2026. Cette pression peut être source de malaise. Elle peut toutefois contribuer à améliorer le fonctionnement de ce domaine.
Lorsque les dirigeants demandent des preuves, les équipes peuvent mettre en place de meilleurs systèmes de gestion des données. Lorsque les ressources se raréfient, les équipes peuvent se concentrer sur les risques significatifs. Lorsque les effectifs évoluent, les entreprises peuvent développer des compétences transversales. Lorsque les attentes augmentent, les professionnels peuvent améliorer leur exécution.
Il s'agit de la prochaine étape du développement durable des entreprises aux États-Unis. Elle est plus concrète, davantage axée sur les activités commerciales et plus exigeante.
Les entreprises qui sauront s'adapter ne considéreront pas le développement durable comme un projet secondaire. Elles l'intégreront dans leur stratégie de résilience, de performance et de création de valeur à long terme.
