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Le champ d'application 3 est l'angle mort de la chaîne d'approvisionnement du Canada

8 juin 2026
Par le CST
Émissions du champ d'application 3

Les émissions du champ d'application 3 sont le risque commercial caché du Canada

Les émissions de type 3 au Canada deviennent l'un des défis les plus urgents de la chaîne d'approvisionnement pour les entreprises qui veulent des stratégies crédibles en matière de développement durable et de zéro émission. Il ne suffit plus de mesurer les émissions provenant des activités propres ou de l'électricité achetée. Le plus grand défi se situe souvent en dehors du contrôle direct, au niveau des fournisseurs, de la logistique, des matières premières, des biens achetés, de l'utilisation des produits et des impacts en fin de vie.

Ce défi est Émissions du champ d'application 3.

Pour de nombreuses organisations, les émissions du champ d'application 3 représentent la partie la plus importante et la plus complexe de leur empreinte carbone. Elles sont également les plus difficiles à mesurer, à vérifier et à réduire. Cela fait du champ d'application 3 l'un des plus importants angles morts de la chaîne d'approvisionnement au Canada.

Le problème est particulièrement urgent pour des secteurs tels que l'alimentation et les boissons, l'industrie manufacturière, la sylviculture, la vente au détail, l'immobilier, la logistique, l'exploitation minière et les services financiers. Ces industries dépendent de vastes réseaux de fournisseurs, de matériaux complexes, de systèmes de transport et de l'impact sur les clients en aval.

Par conséquent, le risque climatique ne se limite pas aux installations d'une entreprise. Il se propage tout au long de la chaîne d'approvisionnement.

Pourquoi le champ d'application 3 est difficile à gérer

Les émissions de portée 1 proviennent de sources que l'entreprise possède ou contrôle, les émissions de portée 2 proviennent de l'achat d'électricité, de chauffage ou de refroidissement, les émissions de portée 3 proviennent d'activités indirectes dans l'ensemble de la chaîne de valeur.

Le Protocole des GES identifie 15 catégories de portée 3. Il s'agit des biens et services achetés, des biens d'équipement, des activités liées aux carburants et à l'énergie, des transports, des déchets, des voyages d'affaires, des déplacements des employés, des actifs loués, de l'utilisation des produits vendus, du traitement en fin de vie, des franchises et des investissements.

Dans la pratique, les entreprises n'ont pas besoin de perfectionner les 15 catégories en même temps. Une première étape plus solide consiste à identifier les catégories les plus importantes. Pour une entreprise alimentaire, les ingrédients achetés et les emballages peuvent être à l'origine d'émissions importantes, tandis que pour une société immobilière, les matériaux de construction et l'utilisation de l'énergie par les locataires peuvent dominer. Enfin, pour une institution financière, les émissions financées peuvent représenter le plus grand défi.

C'est là que de nombreuses entreprises se retrouvent bloquées. Les données des fournisseurs peuvent être incomplètes. Les équipes internes peuvent utiliser des systèmes différents. L'approvisionnement peut se concentrer sur le coût et la disponibilité, tandis que les équipes chargées du développement durable se concentrent sur l'impact. Les services financiers peuvent avoir besoin de données prêtes à être auditées, alors que les fournisseurs peuvent ne fournir que des estimations.

Par conséquent, le champ d'application 3 n'est pas seulement une question de comptabilité carbone. Il s'agit d'une question de gestion.

La transparence de la chaîne d'approvisionnement inclut désormais le climat et les droits de l'homme

Au Canada, la durabilité de la chaîne d'approvisionnement est également liée aux droits de l'homme et à la conformité. Projet de loi S-211 sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d'approvisionnement, La directive sur le travail forcé et le travail des enfants oblige de nombreuses organisations à rendre compte des mesures qu'elles prennent pour prévenir et réduire les risques de travail forcé et de travail des enfants dans leurs chaînes d'approvisionnement.

Cela a changé la donne. Les entreprises doivent comprendre d'où viennent leurs marchandises, comment fonctionnent les fournisseurs et quels sont les risques qui échappent à leur contrôle direct.

La même logique s'applique aux émissions du champ d'application 3. Le manque de visibilité des fournisseurs peut masquer les risques climatiques, les risques liés au travail et les risques pour la réputation. Elle peut également affaiblir les rapports ESG et exposer les entreprises à des accusations d'écoblanchiment.

La leçon est claire : la transparence de la chaîne d'approvisionnement ne peut pas rester dans des cases séparées. Le climat, les droits de l'homme, les marchés publics, les rapports et la stratégie d'entreprise se chevauchent désormais.

Les affirmations relatives à l'absence totale de pollution doivent être crédibles au regard du champ d'application 3

De nombreuses entreprises canadiennes ont annoncé des objectifs de réduction à zéro. Cependant, un objectif de zéro net qui ne tient pas compte du champ d'application 3 peut rapidement perdre sa crédibilité.

Les investisseurs, les clients et les partenaires commerciaux attendent de plus en plus des entreprises qu'elles expliquent comment elles prévoient de réduire les émissions de la chaîne de valeur. Cela est important même lorsque la réglementation évolue lentement. Les entreprises canadiennes qui opèrent à l'échelle mondiale ou qui vendent à de grandes entreprises clientes peuvent être confrontées aux attentes des marchés internationaux en matière de développement durable.

Le Initiative sur les objectifs scientifiques reconnaît que le champ d'application 3 est l'un des domaines d'émissions les plus importants et les plus difficiles pour les entreprises. En effet, les émissions de la chaîne de valeur échappent souvent au contrôle opérationnel direct. Pourtant, elles déterminent l'impact réel de l'entreprise sur le climat.

Pour aller de l'avant, les entreprises ont besoin d'une feuille de route pratique. Cette feuille de route peut comprendre les éléments suivants

  • Examen de toutes les catégories du champ d'application 3
  • Priorité aux points chauds en matière d'émissions de matières
  • Passer d'estimations basées sur les dépenses à des données spécifiques aux fournisseurs lorsque cela est possible
  • Engager des fournisseurs à fort impact
  • Intégrer des critères d'émissions dans les marchés publics
  • Fixer des objectifs fondés sur des données scientifiques
  • Suivi des progrès grâce à des rapports crédibles
  • Communiquer les résultats sans exagération

Ce travail prend du temps. Cependant, le fait de le retarder entraîne des risques plus importants par la suite.

Le champ d'application 3 est également un déficit de compétences

Le champ d'application 3 crée un déficit de compétences important pour les organisations canadiennes. Les professionnels doivent être plus que sensibilisés. Ils doivent être capables de faire le lien entre les données, la réglementation, les achats, les rapports et la stratégie.

Un professionnel du développement durable travaillant sur le champ d'application 3 doit savoir comment demander des données aux fournisseurs, évaluer la qualité, identifier les points chauds, travailler avec les équipes financières, soutenir les rapports et communiquer clairement les progrès. Il doit également savoir quand les données sont estimées, quand elles sont spécifiques à un fournisseur et quand elles sont suffisamment solides pour faire l'objet d'une assurance externe.

Cela est d'autant plus important que le Canada fait progresser la divulgation des informations sur le développement durable par le biais des normes CSDS 1 et CSDS 2. Ces normes renforcent le besoin d'informations fiables sur le développement durable et le climat. Même si les échéances obligatoires changent, le marché continue d'évoluer vers des attentes plus fortes en matière de divulgation.

Les entreprises canadiennes ont besoin de professionnels capables de traduire les cadres de durabilité en actions pratiques.

Le Canada ne peut pas se permettre d'ignorer le champ d'application 3

Le champ d'application 3 peut être difficile, mais c'est aussi là que la durabilité devient réelle.

Il révèle si une entreprise comprend ses fournisseurs, vérifie si les objectifs "net zéro" sont crédibles, montre si les achats soutiennent la stratégie climatique et indique si les rapports ESG reflètent l'impact réel sur l'entreprise.

Les entreprises canadiennes qui s'attaquent rapidement au champ d'application 3 peuvent construire des chaînes d'approvisionnement plus solides, réduire la pression future en matière de rapports, améliorer les relations avec les fournisseurs et renforcer la confiance du marché.

Ceux qui tardent à le faire risquent d'être confrontés à des données incomplètes, à des plans climatiques faibles, à des lacunes en matière de conformité et à un risque de réputation.

La prochaine génération de leadership en matière de développement durable au Canada appartiendra à des professionnels capables de faire le lien entre l'action climatique, la transparence de la chaîne d'approvisionnement et la stratégie d'entreprise.

FAQ

Qu'est-ce que les émissions du champ d'application 3 ?

Les émissions du champ d'application 3 sont des émissions indirectes qui se produisent tout au long de la chaîne de valeur d'une entreprise. Elles comprennent les émissions des fournisseurs, les transports, les voyages d'affaires, l'utilisation des produits, les déchets, les investissements et d'autres impacts en amont ou en aval.

Pourquoi les émissions du champ d'application 3 sont-elles importantes au Canada ?

Les émissions du champ d'application 3 sont importantes car elles représentent souvent la plus grande partie de l'empreinte carbone d'une entreprise. Elles sont également liées à la transparence de la chaîne d'approvisionnement, aux rapports ESG, aux objectifs "net zéro" et aux attentes des parties prenantes.

Quel est le lien entre le projet de loi S-211 et le champ d'application 3 ?

Le projet de loi S-211 se concentre sur les risques de travail forcé et de travail des enfants dans les chaînes d'approvisionnement. Bien qu'il ne réglemente pas directement les émissions de carbone, il renforce la nécessité pour les entreprises de comprendre les pratiques des fournisseurs et les risques liés à la chaîne de valeur.

Quelles sont les compétences dont les professionnels canadiens du développement durable ont besoin pour le champ d'application 3 ?

Ils doivent connaître le protocole GHG, l'engagement des fournisseurs, la comptabilité carbone, la matérialité, les rapports ESG, la stratégie "net zéro", l'assurance externe et la communication responsable.

Comment les entreprises peuvent-elles commencer à gérer le champ d'application 3 ?

Elles peuvent commencer par passer au crible toutes les catégories du champ d'application 3, identifier les points chauds des matériaux, améliorer les données des fournisseurs, impliquer les fournisseurs clés, fixer des priorités de réduction et intégrer le champ d'application 3 dans les rapports et la stratégie.

Renforcer l'expertise du champ d'application 3 avec le CST

Pour développer les compétences nécessaires à la gestion des émissions de type 3, à la transparence de la chaîne d'approvisionnement et à la mise en place d'une stratégie crédible de réduction à zéro des émissions nettes, explorez le site web de la Commission européenne. Programme des praticiens certifiés en développement durable - Édition avancée, Canada Cohorte 2.

Le Agenda de la formation d'octobre 2026 comprend la gestion du carbone, le champ d'application 3, la durabilité de la chaîne d'approvisionnement, le projet de loi S-211, la matérialité, les normes de déclaration, l'assurance externe, le net zéro et la communication responsable sur le développement durable.

Ce programme aide les professionnels canadiens à faire le lien entre l'action climatique, la conformité, les risques liés à la chaîne d'approvisionnement et la stratégie d'entreprise d'une manière pratique.

 

 

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