L'eau n'est plus seulement une question de durabilité. Elle est devenue un risque commercial direct. Dans tous les secteurs, les entreprises sont confrontées à une réalité inconfortable : dans de nombreuses régions, les systèmes d'approvisionnement en eau ne parviennent pas à répondre à la demande. Cette pression croissante est désormais qualifiée de "faillite de l'eau", et elle affecte déjà les opérations, les chaînes d'approvisionnement et la stabilité des coûts. À [...]
Dans le même temps, les investisseurs, les régulateurs et les clients attendent de la transparence. Ils veulent des preuves. Ils veulent de la résilience. Et ils veulent que les entreprises prouvent qu'elles peuvent fonctionner sous pression.
Dans le cadre de la stratégie ESG, l'eau est souvent le point aveugle qui se développe le plus rapidement dans les chaînes de valeur. De nombreuses entreprises considèrent encore l'eau comme un sujet environnemental. Pourtant, le risque lié à l'eau se comporte comme un risque commercial. Il peut interrompre la production, perturber les fournisseurs et nuire à la confiance.
Cette réalité est désormais inscrite à l'ordre du jour mondial. A récente ABC News L'article met en lumière une nouvelle mise en garde des Nations unies selon laquelle la planète est entrée dans une ère d'instabilité. "faillite mondiale de l'eau". Dans de nombreux bassins, les systèmes d'approvisionnement en eau ont été poussés au-delà de leur capacité de récupération.
Alors, à quoi ressemble une véritable adaptation de l'eau dans la pratique ?
Pourquoi les risques liés à l'eau augmentent-ils aujourd'hui ?
Le risque lié à l'eau se manifeste de trois manières principales.
Premièrement, risque physiqueL'eau est un élément essentiel de l'écosystème : moins d'eau disponible, sécheresse extrême et instabilité de l'approvisionnement. Deuxièmement, risque réglementaireL'eau est un élément essentiel de l'écosystème : restrictions, permis et allocations d'eau plus strictes. Troisièmement, le risque de réputationLes entreprises doivent être en mesure de faire face aux pressions de la communauté lorsqu'elles sont en concurrence pour des ressources locales limitées.
Il est important de noter que l'impact est rarement isolé. Une région touchée par le stress hydrique peut perturber une usine, des fournisseurs, la logistique et les livraisons aux clients. Même les entreprises qui, sur le papier, utilisent peu d'eau peuvent être fortement exposées tout au long de leur chaîne de valeur.
Le Recherche de l'ONU Le cadrage est clair : le monde a dépassé son "revenu d'eau renouvelable" et dépend de plus en plus des "économies" à long terme telles que les eaux souterraines, qui ne se reconstituent pas assez vite.
(Rapport de l'université des Nations unies cité dans l'article d'ABC News)
Les entreprises qui considèrent l'eau comme un intrant stratégique seront plus performantes que celles qui la considèrent comme une case à cocher de conformité. Ce changement est déjà en cours.
Les entreprises en pointe sur le risque de faillite dans le secteur de l'eau
Certaines organisations ont dépassé le stade de la prise de conscience pour passer à une action mesurable. Ces exemples montrent à quoi ressemble le fait de "prendre de l'avance".
Nestlé : Protéger l'eau au-delà de la clôture de l'usine
Nestlé a mis l'accent sur la protection de l'eau dans les régions à haut risque en investissant dans des projets d'amélioration de la qualité de l'eau. projets de bassins versantsL'approche est importante car la résilience en matière d'eau ne peut pas reposer uniquement sur les opérations internes. Cette approche est importante car la résilience de l'eau ne peut pas reposer uniquement sur les opérations internes. Elle doit également protéger les écosystèmes et les communautés dont dépendent les entreprises.
Il s'agit également d'un rappel utile : la gestion des risques fonctionne mieux lorsqu'elle correspond à des conditions locales réelles, et non à des politiques génériques.
Microsoft : Objectifs positifs pour l'eau et action au niveau du bassin
Microsoft s'est engagée publiquement à devenir "eau positive". visant à reconstituer plus d'eau qu'elle n'en consomme d'ici à la fin de la décennie. Il s'agit là d'un bon exemple de la manière dont les entreprises traitent désormais l'eau comme une ressource stratégique, avec des objectifs mesurables et une vision plus large que l'efficacité au niveau du site.
Lorsque l'eau devient un élément de la planification à long terme, elle devient également un élément de la performance.
Sociétés de boissons : Efficacité, réutilisation et approvisionnement plus intelligent
De nombreux pays producteurs de boissons, y compris Coca-Cola, ont fait pression en faveur d'un renforcement de la l'efficacité de l'eauCette tâche est particulièrement importante dans les régions sujettes à la sécheresse. Ce travail est particulièrement important dans les régions sujettes à la sécheresse. Il s'agit souvent d'améliorer les performances des usines, de réduire les prélèvements et de modifier les méthodes d'approvisionnement afin de réduire l'exposition.
En pratique, cela peut signifier investir dans de nouveaux processus, améliorer la résistance des cultures et aligner les achats sur la disponibilité de l'eau.
Ce n'est pas le rapport qui est décisif. Il s'agit de relier les risques liés à l'eau aux indicateurs de performance et à la responsabilité.
Quand le risque lié à l'eau frappe durement
Le risque lié à l'eau ne donne pas toujours des avertissements. Dans de nombreux cas, il se manifeste par des perturbations. Les entreprises se précipitent alors.
Réductions et arrêts de production sous l'effet du stress hydrique
Dans tous les secteurs, la sécheresse et les restrictions d'eau ont contribué à l'augmentation de la consommation d'eau. pauses temporairesCes moments entraînent souvent des pertes directes, mais aussi des problèmes de réputation, surtout lorsque les communautés locales sont confrontées à la même pénurie. Ces moments entraînent souvent des pertes directes, mais ils créent également une pression sur la réputation, surtout lorsque les communautés locales sont confrontées à la même pénurie.
Une fois les perturbations commencées, le rétablissement coûte plus cher que la prévention.
Le rapport des Nations unies avertit que le monde est en train de dépasser le cadre de la "crise" pour entrer dans une situation plus permanente, où de nombreux systèmes d'approvisionnement en eau ne peuvent plus, de manière réaliste, revenir à des niveaux de base historiques.
Agriculture et volatilité alimentaire
Les chaînes d'approvisionnement de l'alimentation et de l'habillement ressentent souvent très tôt le risque lié à l'eau. Lorsque le stress hydrique réduit le rendement des cultures, il peut entraîner des pénuries de matières premières, des augmentations de prix et des changements soudains dans l'approvisionnement. Cette volatilité affecte la planification, la stabilité des marges et les engagements des clients.
Pour de nombreuses entreprises, l'exposition la plus importante se situe au niveau des intrants en amont.
Le problème caché : le risque indirect lié à l'eau
Même les entreprises qui utilisent peu d'eau sur leur site peuvent être confrontées à des risques importants liés aux fournisseurs, aux itinéraires et à l'infrastructure régionale. C'est pourquoi de nombreuses entreprises de premier plan cartographient désormais les points chauds de la chaîne de valeur, et pas seulement leurs installations.
La plus grande erreur est de se concentrer uniquement sur l'utilisation directe de l'eau. L'exposition de la chaîne d'approvisionnement constitue souvent le véritable risque.
La nouvelle norme : Les risques liés à l'eau en tant que planification stratégique
La résilience de l'eau n'est plus un avantage. Elle fait désormais partie intégrante de la continuité des activités, des décisions d'investissement et de la sélection des fournisseurs.
Dans de nombreux cas, les entreprises les plus performantes font trois choses bien.
1) Ils cartographient l'exposition à travers les opérations et les fournisseurs
Ils identifient les sites confrontés au stress hydrique, les fournisseurs qui dépendent de bassins vulnérables et les endroits où les perturbations pourraient se propager. Ils relient ensuite ces informations à l'impact réel sur l'entreprise.
Lorsque le risque lié à l'eau est quantifié, il devient rapidement un sujet de conversation au niveau du conseil d'administration.
2) Ils élaborent des plans d'action adaptés à la réalité locale
Cela inclut des améliorations de l'efficacité, des systèmes de réutilisation et une planification plus intelligente de la production. Mais il faut aussi collaborer. De nombreuses solutions pour l'eau nécessitent une réflexion au niveau du bassin, et non une amélioration isolée du site.
Le rapport des Nations unies souligne également que les facteurs ne sont pas uniquement liés au climat. La surexploitation chronique, la pollution, la surallocation et la dégradation des terres et des écosystèmes accélèrent la pression sur les systèmes hydriques.
3) Ils relient les risques liés à l'eau aux indicateurs clés de performance et à la responsabilité
Le risque lié à l'eau ne peut pas se limiter à un rapport. Il doit faire l'objet d'une appropriation opérationnelle. Cela signifie qu'il faut le relier au suivi des performances, à la planification des investissements, aux exigences en matière de marchés publics et aux résultats mesurables.
Dans le cadre de la stratégie ESG, l'eau est souvent le point aveugle qui se développe le plus rapidement dans les chaînes de valeur. C'est pourquoi les entreprises qui agissent tôt bénéficient d'un avantage en termes de stabilité.
Ce que les professionnels de l'ESG devraient faire ensuite
Si vous travaillez dans le domaine des rapports ESG, de la stratégie de développement durable, des achats ou de la gestion des risques, le risque lié à l'eau doit désormais figurer sur votre liste de priorités.
Commencez par des mesures pratiques :
- Cartographier les points chauds de l'eau dans les sites et chez les fournisseurs
- Évaluer les risques par bassin, et pas seulement par pays
- Lier l'exposition aux scénarios de perturbation opérationnelle
- Impliquer les fournisseurs dans les régions soumises à de fortes pressions
- Suivre les performances dans le temps, et pas seulement les intentions
Cette approche renforce la préparation à la conformité, mais aussi les performances de l'entreprise.
Renforcer les capacités grâce au réseau d'affiliation du CST
Le risque lié à l'eau est en train de devenir un thème déterminant dans le conseil ESG et la stratégie de développement durable. Cela signifie que les entreprises rechercheront de plus en plus des professionnels capables de traduire l'exposition à l'eau en plans d'action réalistes, en améliorations des rapports et en résultats mesurables.
Par le biais du CST Régime d'affiliation des consultants et formateurs agréésLes professionnels de la durabilité peuvent ainsi renforcer leur crédibilité, élargir leur champ d'action et s'aligner sur un réseau internationalement reconnu qui soutient la mise en œuvre de l'ESG dans tous les secteurs. Pour les organisations, ce modèle permet également d'identifier des partenaires qualifiés qui peuvent guider le travail ESG pratique dans des domaines tels que l'évaluation des risques liés à l'eau, la résilience climatique, la diligence raisonnable de la chaîne d'approvisionnement et l'alignement des rapports.
Dernière réflexion : La résilience de l'eau séparera les leaders des retardataires
Le changement est clair : l'eau passe du statut d'"impact environnemental" à celui de "risque opérationnel". Les entreprises qui réagissent rapidement ne se contenteront pas de protéger leur valeur. Elles assureront la continuité, réduiront les perturbations et amélioreront la confiance des parties prenantes.
Pour les professionnels qui souhaitent appliquer ces concepts de manière plus systématique dans les rapports ESG et la planification de la réduction des émissions de carbone, un perfectionnement ciblé peut faire la différence entre un rapport ESG bien rédigé et une stratégie qui résiste à la pression.